Déja paru aux éditions Lesartelierz

Dans le temps
Au fil du temps
Avec le temps
Un troubadour à Ranrouët
Sur les toits
En Briére
 

Jeux de main
Les colles buissonniéres
Solitaire
En fleur
A sang
Sur les toits

 

Les arts buissonniers
A la croisée
Myss terre
La rue meurt
République
...

Quelques extraits

La Briére

Cerné par quelques bourgs, vit un marais austère
Peuplés de korrigans, légendes et chimères,
De levés de soleil et d’ombres passagères
Qui chantent liberté aux fumées des chaumières.

 

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La mer

Enfant des eaux, enfant des mers,
de tes mains enfantines, raconte-moi la mer,
Qui dans ton âme pure chante pour l'avenir.
Montre-moi le chemin de tes rêves en voyage 
Où les océans dansent sur les roches immobiles.      

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Buissonnier
Demain, dans la passion de voir fleurir des roses,
Les lis, les orchidées, rimés dans de la prose,
Sur les seins d’une brune irai pleurer, morose,
L’abstinence  des blondes avant qu’elles n’éclosent. 

 

GENS DE MER     

Aux quais des eaux revoir, les femmes de pêcheurs,
Sirènes de toujours, attendent avec langueur,
Que sous les vents maudits par mille turpitudes,
Leurs époux de marins, du fond des solitudes,
Ramènent à bon port un poisson, une étrille
Pour assouvir la faim des enfants en guenilles. 

Du fond des océans aux rives atlantiques,
Entre les eaux du ciel et celles de l’arctique,
Poissons des alliances de la terre et de l’eau,
Nourrissez les passions suintant sur notre peau.

Glaneuses aux océans, de la vie des étoiles
Ainsi s'en vont les mailles étalées comme un voile,
Visiter l'invisible des jardins de lumières,
Pour inonder nos plats de rêves éphémères.

  Couverture

Au comptoir

Le rempart élevé, juste au niveau des yeux,
Protége les fillettes qui chantent une berceuse,
Enlisant dans leurs robes, bien souvent relevées,
Les esprits en voyage de Bacchus à Morphée. 

Liberté

En coupe relevée, inondées d’univers,
Nos mains s’assembleront sans bémol ni tristesse,
Pour offrir des chansons en rêves à nos amours,
Le jour du mariage des hommes et de la paix.

Potins

Derrière les persiennes les langues sont loquaces,
Sur leurs chaises usées par des ans de disgrâce,
Des commères devisent sur l’avenir des riens
Qui passent et repassent sur le trottoir des chiens.
..............
Le curé doit bien rire au cours de ses confesses,
Tu verras que dimanche elle sera à la messe
Assise au premier rang auprès de son mari,
Et ses seins ! Quelle honte, les hommes en sont confis.

Pourquoi pas?

J’ai vu un hémicycle peuplé de cheveux d’or,
Inondé de ces culs où les papillons trônent,
Pour quelques sous grattés sur le poil des agneaux
Partis en transhumance aux champs des libertés. 

Au chant de liberté, quelques notes foisonnent
Abreuvées de vin blanc, de messes et de putains
Goupillonnées du jeu des rameaux d’olivier
Aux feuilles libertines en colombes de paix. 

Chateau en Briére

Brière humide et froide, tes marais me protègent
De l’agression sauvage des foules et leurs stratèges,
Qui de leurs pollutions malhabiles et loquaces
Croyaient pouvoir briser les chaines de ma face. 

Bien souvent balayé par les vents de noroit,
Aux parfums des marais, de l’effluve des rois,
Mon austère carcasse abrite le passé
D’une vie trépidante submergée de secrets. 

Au cœur de cette terre noyée d’eau et de feux
Au couchant du soleil qui tous les soirs se meurt
Au creux des océans, à quelques lieux d’ici,
Avec pour compagnons ces marais alanguis. 

Ma stature massue aux créneaux arrogants,
Face vers l’occident, le cul à l’orient,
Pouvait bien accueillir ces peuples de migrants
Fait d’oiseaux de passages, de trafiquants d’or blanc.


RAIE PUBLIQUE

Elle était si loquace à mendier un pardon,
Lorsque le verbe cru, blotti dans son jupon,
Pouvoir poétiser, aux dames des démons,
Avec pour toutes rimes un semblant d'expression.

Cette raie, dit publique, élue pour des saisons,
Par quelques commensaux éructant des jurons,
Sur l'estrade de bois se mit au diapason
Des catins persifleuses attendant la rançon.

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